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Vendredi 30
novembre 2007
De A à G,
les derniers bords du CCA 2007
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Le froid mordant de la bise
d'est a soufflé sur les vitres embuées et le
lendemain, le vent est monté d'un cran, plein sud en
rafales torrentielles.
Il a fallu même bouche
à boucher la grenouille engloutie et consolider son
échelle. Le sort tomba sur le plus jeune, c'est donc
lui, Kiki.
Insensible aux chutes et
grimpettes du baromètre, l'Assemblée
Générale du YCC a tenu toutes ses promesses.
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Tout d'abord par la
grâce lui soit rendue de notre
Président bien aimé qui l'anima avec
sa maestria innée - spontanée -
prolixe et prosélyte, revêtu de sa
chemise blanche portée longue par-dessus le
pantalon comme cela se fait dans les îles
voisines de l'Ill (67).
Ci-contre en compagnie du Président du Yacht
Club de La Baule (chemise rouge rentrée dans
jean...)
On écouta,
on s'esclaffa, on débattit, on applaudit et
on vota un ordre du jour aussi étoffé
que les garde robes cumulées de nos chers
vieux voiliers.
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La
cérémonie débuta par la proclamation
des résultats du CCA.
Avouons le tout de go : la
présence amicale de Bruno Peyron transforma nos
records véliques en reptation de cagouilles
gavées à la crème de marrons
flambée au jus de menhirs. Bruno plane sur l'eau que
nous poussons !
Lors de l'AG
précédente, Laurent Bourgnon qui jouait le
même rôle (présence amicale : ndlr) avait
précisé gentiment que son voilier lui
permettait d'aller plus vite d'un bar à l'autre.
Parce qu'en plus, il pêche !
Même sur un voilier
aussi lent qu'un voilier rapide classique puisse
l'être, Bruno a tout de même fait premier sur
Lady Trix lors des Voiles de Légende
organisées par le Yacht Club de La Baule. Nul n'osant
mettre en doute sa connaissance génétique du
plan d'eau baulois, il est parvenu à envoyer toute la
flotte tourner une bouée imprévue. Du
régional de l'étape toujours tu te
méfieras. Ce matin un lapin,
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Bruno Peyron
invité d'honneur @ webmaster
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Abordons les
résultats des 12 régates de la saison
2007.
D'abord, sur les 81 bateaux
participants aux épreuves du CCA, il faut saluer les
10 bateaux qui participèrent à plus de 6
régates. Dont Pangur Ban (Stephens) qui les fit
toutes.
Rationalisons les
résultats : les victoires d'étapes se
partagèrent dans l'ordre alphabétique entre
Griffon (1 fois), Kraken II (2 fois), Lady Trix (1 fois),
Orana ( 2 fois), Patch (1 fois), Viola (1 fois), Sindbad (1
fois) et Annulée (2 fois).
Le traditionnel vainqueur
est Kraken II qui, remportant l'épreuve pour la
troisième fois, il a fatigué l'excellent demi
coqueur et, du coup, s'est vu attribué un quart de
demi coque. Les précédentes ayant
été remises à Louis, Bertrand et Damien
qui, faute d'autres descendants mâles à
portée de main, l'ont spontanément
dédiée à Solenn présentement au
mouillage sur son super tanker dans la banlieue de
Saigon.
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Bertrand (Kraken II)
et sa énième demi
coque@webmaster
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Le deuxième, Orana
qui survole la flotte quand les autres s'empêtrent
dans leurs spis, a reçu, malgré son absence,
le trophée représentant une Poulie d'Or.
Excellent jeu de mot, Raymond ! Une réserve toutefois
: avec ce que les coureurs cyclistes se mettent dans le nez,
va falloir contrôler les lignes de
départ.
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La
poulie...d'or@webmaster
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Le troisième est
Sinbad (sans d entre le n et le b, SVP) qu'il faut citer
pour son retour aux sources (du scotch) et à ses
drisses de spi cassantes. Cette année le premier
Maïca n'est que quatrième. Mais il a deux
circonstances atténuantes : un, on voit nettement que
Saba est totalement en bois et deux, Saba a fait premier au
nouveau Trophée Jean Claude Langlois. Ce
trophée qui récompense les meilleurs
départs est un ravissant phare
électrifié (économie de gardiens)
clignotant qui ornera durablement l'abri du YCC qui, pour
l'instant fait du camping sauvage en attendant que la maison
du Serpent de Mer obtienne son affectation clubhousique
idoine. Le désir s'accroît quand l'effet se
recule dirait Polyeucte.
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remise du
trophée J.C. Langlois à Saba @
webmaster
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Il faut noter
qu'incidemment, les deux vainqueurs permettent de faire
évoluer les règles relatives aux trous de
jauge du Challenge Classique.
D'abord, en cas de non
utilisation de spi, la surface de surface de voiles d'avant
sera calculée sur la base de 200 fois la surface du
plus grand foc. Comment ? On me dit qu'il faut lire 200%...
dommage. Au lieu des 100% de la saison
passée.
Ensuite, un handicap est
attribué aux chasseurs de podiums à
répétition (ah, les longues rafales de
Krakenchnikov dans les petits airs !) Dorénavant, le
vainqueur se fera taxer d'un coefficient
supplémentaire de 0,05 durant 3 ans.
And the winner is not K....N 2.
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C'est une injustice !
J'vous préviens qu'vous aurez d'mes
nouvelles...
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Les 2 innovations de la
campagne 2007 ont fait fureur: le Trophée
créé en hommage à Jean Claude Langlois
récompensant les meilleurs départs,
remporté souverainement par Saba pour ceux qui ne le
sauraient toujours pas.
L'autre est la marseillaise
: lire les détails de ce mode de départ
original sur le site du YCC, chapitre Charente.
L'assemblée salua la
belle progression du Yacht Club Classique avec 74 bateaux
classés et 153 membres inscrits. Il est
intéressant de noter que le cumul BC+M I (Bateau
Classé + Membre Inscrit) permet d'obtenir le chiffre
227 et de générer, à partir d'un
coefficient lambada hors taxes journalier applicatif
uniquement sur le nombre de marées diurnes comprises
entre 90 et 120, un chiffre relatif étonnant : 0,75
(zéro virgule soixante quinze). Ce chiffre
particulièrement significatif en matière de
VRD (variables référentielles débiles)
n'a pas été cité par le
Président lors de sa harangue. On le regrettera mais
bon.
Brèves du bout de
la jetée du Pouliguen :
Alain (Christina II)
argumente pour l'exploitation renforcée de l'option
convivialité après les tours de bouées
(traduction : moins de bouées, plus de
canons)
Bernard, le
secrétaire général que le monde nous
envie, le secrétaire général donc
râle grognon à propos des 700 courriels sans
retours qui, répétés, ont
dépassé le million, le million, le million,
etc
L'intérêt
patrimonial fut abordé, indication d'eaux saines pour
la majorité et de marais administratif pour la
minorité silencieuse malsaine,
La Transat Loïc fut
évoquée par ceux qui ignoraient qu'en parler
nuisait à d'autres,
Les 2 phares partiront bien
de Douarnenez merci Annie du Far Ouest,
Le futur ex trésorier
adopta sa remarquable rochelaise attitude pour commenter,
comptable mais pas coupable, les pertes subies pour cause de
repas non consommés et fut applaudi sauf par les
absents,
Dans la séquence
luxe, tendances et bois vernis: rappelle toi Bruno Barbara,
il pleuvait sur Brest ce jour-là où tu
pénétras au Sénat ; désormais
Stradivarius et Ted Lapidus sont tes cousins,
Alain du chat blanc
gaélique (Pangur Ban) administre désormais le
club sans trop le savoir tandis que Didier du chat identique
(re Pangur Ban) a pris de la bouteille pour participation
intensive au Challenge,
Son altesse conservatrice
rochelaise avoua son aversion pour les instruments musicaux
non exclusivement acoustiques,
L'âge du capitaine
président fut réévalué
au-delà de 60 tandis que le magazine du CCA montera
à 2000 en 2008. Constante augmentation puisqu'on n'en
vit que 1000 en 2007.
Une petite délation
ne faisant pas de mal, les derniers bords d'honneur du CCA
2007, effectués fort tard dans un bar du Pouliguen,
reviennent à l'armateur dont le nom du navire
correspond au rébus suivant : fromage rond originaire
de Meaux + pronom féminin + chiffre placé
juste après le 1.
Les régates du CCA
reprenant le premier mai
Il est conseillé de
se reposer jusqu'au 30 avril
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Arf!Arf! © Eric de
Saba
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CHARENTE
2007
De
la Marseillaise au GSTQ*

Ambiance
charentaise, bien loin de ces fameuses pantoufles ! ©
Eric de Saba
Ce
qu’il y a de remarquable chez les animateurs du Why
Sea Sea ? (Le Commandant Charcot ajoutait bien
un ? après ses Pourquoi Pas ?), c’est
que même le yachtman pantouflard est insensiblement
poussé dans ses retranchements.
Sortie
diurne et en convoi (pour une fois !) du musée
maritime © Eric de Saba
Prenons
par exemple les lignes de départ. Elles
diffèrent d’une régate à l’autre :
départ normal vent dans le nez, départ(s) au
bon plein, départ pétole et courant poussant,
pas de départ du tout et même ligne de
départ relevée alors que des concurrents
moulinaient encore à 3500 tours pour la rejoindre
après avoir été
séquestrés dans un havre
vénète.
Et
puis vint l’option marseillaise … !
A
peine l’eurent-ils expliquée qu’elle fut
appliquée !
A
ce stade, il faut applaudir l’inventivité des
excellents Comités de Course (avec 2 C majuscules).
Ils parviennent encore, pour une simple marque de parcours,
à faire bouillir l’adrénaline des
équipages comme à surchauffer la
matière grise des navigateurs manuels ou Maxsea
!
La
Marseillaise en live
Revenons
à nos moutons disait Jeanne la Lorraine.
En
ce dimanche ordinaire de fin de Ramadan où l’on
fêtait la Saint Edouard, en ce beau temps-là
donc, la remontée de la Charente 2007 démarra
dans une brise un tantinet mutine avec option ris ou pas ris
pour absorber les risées du départ.
Pour
mémoire, rappelons la version 2006 qui débuta
tambour battant et barres de flèches dans l’eau
pour un fichu coup de vent de 50 nœuds !
Les
interrogations relatives aux manœuvres
réductrices de voilure n’étaient rien en
comparaison de la ligne de départ désertique
à franchir en solitude. « Que sont mes amis
devenus que j’avais de si près
tenus » aurait rimaillé François,
pas le Président François, mais le
Poète médiéval
embastillé.
Stressante
la formule phocéenne. Surtout que, faute de
combattants pour le rappel général, le rappel
individuel n’y est plus en vogue et que la
pénalité n’est annoncée qu’après
l’arrivée. Craintifs, des skippers dont l’étrave
titille habituellement la ligne sont franchement partis
après le coup de canon (celui qui fait boum, pas
celui qui fait plop !).
Départ
de Carpe Diem : Oh non, pas tout seul… ©
Eric de Saba
And
the winner is Patch
Nous
interrompons le programme pour décerner une mention
spéciale pour la vélocité incroyable
(et terriblement agaçante) du design de 1942 dû
à Tord Sunden.
Les
Teutons imaginèrent la Volkswagen, les Scandinaves le
Folkboat. Car Patch est un Folkboat. Sa coque
à clins est aisément identifiable (certains la
repèrent instinctivement depuis le pot d’intronisation
de l’an dernier) avec son look Leif Eriksson. Mais
Patch n’est pas un drakkar, par Odin !
Il
est sympa ce nom claquant de Patch, ravissant.
Faut
juste pas le traduire… comment vous ne le saviez
pas ? Et oui, en français, Patch c’est
Rustine. C’est peut-être un bateau à
clins gonflables après tout?
Mille
bravos à Antoine et à son
équipage !

« Clin »
d’œil sur la belle étrave de Patch ©
Eric de Saba
Le
bonheur est dans le large
Deux
bords de près vers les Minimes pour quelques uns, au
moins quatre ou cinq pour les autres et les ris se
dénouent tandis que les spis montent vers la
Charente.
Il
fait beau, la mer est plate et il y a de l’air frais.
Et la vie serait belle. ..
Mais« Gémir
ne mène à rien, fête la joie de
vivre » récite le poète Omar
Khayyam tandis que le lest profond du grand Stephens
éponyme sonde le chenal minimaliste rochelais en
attendant la renverse. Adversité aussi pour
Christina II (Van Essen) et Griffon (Lemaire).
Il
faut saluer le (presque) nouveau plan Maas quelque peu
copié collé des Tina de Carter, Bryell
2 réarmé par Jérôme qui,
après plusieurs siècles comme matelot à
bord de l’immortel Kraken 2 (Dervin), s’est
pris d’amour pour le canote qui marche tout seul. Il
est désormais armateur et il faudra tôt ou tard
l’expliquer à Bertrand.

Bryell
II et Viola à la lutte derrière Saba…
Ils y croient encore (plus pour très longtemps…)
© Eric de Saba
La
Charente et Rochefort
Et
hop là, une remontée de la Charente au
près avec le courant. Comment il nous a dit
Roland »Il faut se tenir à 2,5 nœuds
pour être à l’heure pour l’ouverture
du bassin ! » Comment fait-on quand le vent
est frais, que le courant pousse à 3 nœuds et
que l’on se tire (un peu) la bourre, pour tenir cette
faible moyenne inhabituelle? La question fut posée et
la réponse fut interrogative.
Comme
on ne peut taxer de chauvinisme un non natif charentais, il
dira que si La Rochelle est très belle, Rochefort est
trop fort. Le moindre pavé y est le souvenir d’un
temps révolu où la France était encore
une grande nation maritime. Sic transit gloria
mundi.

C’est
la lutte finale…Pensez ! 2,5 nœuds
à tenir avec 3 nœuds de courant..! © Eric
de Saba
Le
XV anglais et le GSTQ
On
ne s’étendra pas sur le copieux dîner
qui, malgré les réticences de l’écran
plasma, se clôtura lorsque le XV anglais entonna l’hymne
national glaouche, le GSTQ* (God Save
The Queen), tandis que les larmes inondaient
le doux visage de Chabal.
Sans
commentaire! Après tout si : « et m….
à la Reine d’Angleterre, etc… »
© Eric de Saba
Déboussolés
et compassés, certains équipiers refirent le
match fort tard avant de s’épancher sur leurs
calculs (défavorables) de rating, nous avons des
noms.
Le
retour matinal se fit dans un brouillard si dense que les
rives de la Charente étaient absentes.
Hommage
Alors,
bravo à Patch, bravo à Lorna
(Clark) et bravo à Sinbad (Mylne) pour leurs
places de vainqueurs à la dernière
épreuve du CCA 2007.
La
participation aux épreuves s’amplifie et nous
fûmes 20 fiers navires sur l’eau et autant d’architectes
talentueux. Tête en Bois de Victor Brix,
Viola de William Fife, Kyrielle et Saba
de John Illingworth, Pangur Ban de Olin Stephens,
Marguerite et Thalamus de François
Sergent, Joshua de Knocker, Dem Deil, La
Sterne et Panurge de Eugène Cornu,
Ellen Sophia de John Nicholson, Mordicus de
Dauchez, Woodstock de Raynaud, Sylphide de
Humblot …

Lorna
et Sinbad au contact, ça rigole pas! © Eric de
Saba
Alors
vivement l’Assemblée Générale du
17 novembre au Yacht Club de La Baule.
Et vivement la remise des prix annuels du Challenge
Classique Atlantique, au cours de la même
soirée !
Amitiés salées !
de votre envoyé très spécial Philippe
de Saba

Arf!Arf! © Eric de
Saba
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mercredi 26
septembre 2007
LA BASCULE ET LOPTION
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Une partie de la flotte
à disposition du comité de course © Eric
de Saba
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Le cru 2007 de ce Week-end
de fêtes et de régates aura été
marqué par le beau temps, les petits airs, les douces
brises, des vagues sans lames (pour changer des vagues
à lames de la C2P), des manoeuvres de sortie
noctambules à souhait, des rentrées au port
plus que diurnes et, surtout, une belle participation: 24
concurrents pour la Classique du Pavois et 20 pour le
Trophée Philippe Harlé.
Disons le tout de suite, après on n'en parle plus.
Viola aura constamment montré son tableau
arrière afin de préparer la flotte à
celui de son équipier pas très anonyme et
ponctuellement écossais !...
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Le tableau arrière de Viola sans
celui de l'Ecossais ! © Eric de
Saba
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Notre Président bien aimé embarqua
subrepticement sur Sinbad l'homme qui parle à
l'oreille des nerfs de chute, le patron de Thalamus
pria pour que nulle étrave ne vienne effleurer sa
coque verte, le maître du Kraken zwei reprenait
du service après son avarie de malléole, P.L.
Griffon s'abimait dans les chauds et froids, Orana
n'avait plus de spi en stock et Marguerite avait
du mal à sortir le sien de son sac, Pangur Ban
réglait ses voiles millésimées,
Lorna allongeait la foulée sans avoir l'air de
toucher au clapot (ni à la bouée Chauveau),
Petite Lande exhiba sa garde robe immaculée
aux rayons solaires tandis que Son Altesse Stephenissime
Kayham cherchait le vent, ...
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Profitez de ce cliché tant il est
rare: Kayham à portée de zoom! © Eric de
Saba
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Donc, le premier départ fut donné par une
jolie brise qui permit à Kraken, affamé
de Langlois de franchir la ligne en tête,
Sinbad en deuxième position et Saba
sauvant sa tête en troisième. Ensuite, la
flotte enchaina les bords jusqu'au moment fatidique
où la bascule frappa de plein fouet à un quart
de mille de la marque. Le peloton de tête passa la
ligne d'arrivée avec un bon demi-mille d'avance sur
la suite des évènements.
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Pangur Ban et ses voiles
millésimées passant la ligne d'arrivée
© Eric de Saba
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Une fois amarrés aux pontons, le début de
soirée fut marqué par des interrogations
fondamentales: pouvait-on conserver le verre du cocktail
Hennessy pour boire celui de la Recouvrance? Les
superbes feux d'artifice rochellais étaient-ils
financés par les cotisations au YCC? Pourquoi
donc se (re)lever à 1 heure du matin pour sortir du
port alors que l'on dort tellement mieux allongé?
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Notez la ligne de flottaison de la
Recouvrance : la surcharge est nette © Eric de
Saba
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Dimanche, deuxième régate organisée
à l'initiative de Claude Harlé dans le
rôle de jury en charge des réclamations (mais
que peut-on réclamer à Claude hormis un bisou
?).
Beau départ, du spi vers le pont, des errances entre
les piles, des tribords à gogo et puis il y eut
l'option sous Ré. Ceux qui partirent vers la terre
s'y scotchèrent. Tandis que les autres spiaient
sereins vers la ligne d'arrivée. A l'image du vent,
quelques gouttes d'eau tombèrent et le Comité
de Course sur Bonnie Lass annonça la
réduction de parcours.
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Errances et tribords sous les piles du
Pont de Ré © Eric de Saba
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Viola devant Kraken, Kraken devant
Viola, la proclamation des résultats et la
remise des prix furent ponctuées des lazzis
habituels. Et grâce à l'efficacité de
l'homme qui parle à l'oreille des Maïca,
Kyrielle fut d'une régularité de
métronome, classé deux fois à la
3ème place !
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Kyrielle sur la ligne
d'arrivée :
"Hum
toujours en pleine forme pour les régates
du CCA !!! " © Eric de Saba
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On notera toutefois un fait
constaté passé sous silence-alors-que
c'est-vachement-important: la participation
féminine fut en forte hausse sur nos bateaux en
bois durant ces deux jours-là!
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"Je t'aime moi non plus" © Eric de
Saba
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Dernière course de la saison
La Charente Classique de Rochefort le 13 octobre
Venez nombreux fêter ça, en vous inscrivant
le plus tôt possible (histoire de faciliter une
intendance compliquée par l'éloignement et la
ruralité rochefortais)
Et n'oubliez pas, la clôture de la saison, c'est
le samedi 17 novembre au Yacht-Club de la Baule
Amitiés salées !
de votre envoyé très spécial
Philippe de Saba
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Arf!Arf! © Eric de
Saba
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samedi 25 aout
2007
ILS NE SONT JAMAIS ARRIVES
A MIDI
Mais très tôt, le matin !
Car bien sûr, le marin
averti aura rectifié de lui-même
lénorme bourde de notre chroniqueur habituel
(dont les yeux rougis par les heures de barre auront
vraisemblablement altéré la plus basique des
perceptions
) puisque, en effet, Joshua, le
Joshua, notre Joshua à tous, nest pas
arrivé en milieu de journée, mais bien au
petit matin blême de ce vendredi calme
darrivée des Deux Phares !
Et la seconde étape
de cette Coupe des Deux Phares 2007 fut aussi celle
du ketch rouge (je veux dire : du ketch rouge avec son spi
rouge) qui sadjugea une superbe quatrième place
en temps compensé, au pied du podium et deux petites
minutes derrière Khayyam
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Joshua au large de Belle Ile
© Eric de Saba
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Autant dire : rien ! Et de
là dailleurs à dire quen fait, il
naurait pas fallu grand-chose pour quun nouveau
miracle se produise
il ny a quun pas que
nous avons longtemps imaginé pendant la
régate, admirant laimant rouge scotché
derrière les premier bateaux, si prêt du
tableau arrière de Sinbad et Pen Duick, les
écossais !
Jusque là dailleurs, personne naurait
imaginé que les aimants puissent être
attirés par des matières aussi exotiques que
le bois darbre et le polyester
à ny
rien comprendre.
Sauf que voila : la nuit
vint, et avec elle (et la pétole)
senvolèrent les espoirs de victoire de
léquipage de Joshua.
Moralité : dans la
nuit sans lune, la soie noire de certains spis sajuste
et se règle plus facilement que dautres,
rouges
du coup, on peut rester couvert plus tard
!
Bravo à
Joshua, bravo à son valeureux équipage
!
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mercredi 22 aout 2007
COUPE DES DEUX PHARES : LE MYTHE INTACT !
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Orana et Sinbad © Odile
Boyé-Carré
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Eole aura tout tenté, cette saison, pour
contrarier les épreuves du Challenge Classique
Atlantique, mais décidément, rien ny
fait, et le coup de vent annoncé la semaine
dernière (qui perturba également
létape du Figaro) na pu que permettre de
construire une nouvelle pièce à la
légende de la Coupe des Deux Phares. En effet,
si la direction de course décida dannuler le
prologue prévu dans les Abers
ce fut pour
lancer la course par anticipation, en direction de Larmor
Plage pour un
arrêt-buffet-on-se-met-à-labri-et-on-fait-la-fête-pendant-la-baston
qui, loin de démobiliser les ardeurs des
équipages, a transformé notre
course-croisière préférée en
deux sprints de 110 et 140 milles, courus tout-dessus
à la limite
et parfois un tout petit peu plus
loin !
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"linsupportable escale" à Larmor-Plage©
Philippe Lepage
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Profitant pleinement des petits airs proposés par
la première manche, cest Pen Duick et sa
cathédrale de toile qui ont eu les honneurs de la
ligne. Le plan Fife fut le seul bateau à
enchaîner le Four puis le Raz de Sein dans la
même marée. Mais si Khayyam et Eloise
II, un tantinet gourmands, se faisaient ensuite refouler
en Baie de Douarnenez par un intraitable coefficient de
marée de 100, cest toute une équipe de
petits plus discrets qui nattendirent rien moins que
la nuit, et la mi marée pour ruser dans les
contre-courants et les petits airs pour passer par le Chat
(ou le Chas ?) et reprendre leur route vers le Morbihan.
Helisara, Sinbad, Kyrielle, Pangur Ban et Kraken II
furent de cette fournée-là, qui se
lança ensuite dans un sprint effréné
jusquà lentrée de Lorient.
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Pangur Ban dans les vagues © Philippe Lepage
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Une bonne nuit de repos, un bon dîner dans la
tradition de la Coupe des Deux Phares (mille bravo
à Bernard Ballanger, et à nos amis de
la SNL qui ont transformé une catastrophe en
moment de pur bonheur !) et une dépression plus tard,
nos fous de la barre purent repartir dans la houle et la
brise pour une descente éclair vers la Rochelle.
Khayyam laissa parler son aisance naturelle dans la
brise et son équipage pouvait à son bord se
retrouver (un peu) dans lAtlantique Nord, comme de
retour dIslande. Et si Pen Duick
réduisait prudemment sa toile, ce furent encore une
fois les morts de faim qui ne lâchèrent pas le
morceau, parfois au risque de devoir bricoler quelques
minutes, ou quelques heures ! Ainsi, Kraken II
lança un atelier couture un peu sauvage pour sauver
ce qui pouvait lêtre de son spi, Eloise
II abandonna la mort dans lâme les derniers
restes de son rail de tangon, Orana grilla son spi et
Sinbad envoya son Charlie 19 longues minutes en
tête de mat pour frapper une nouvelle poulie de drisse
de spi, la précédente ayant explosé
sous la contrainte, sans entraîner dautre
dégât, par miracle.
Le passage de Lile dYeu et la nuit ne
perturbèrent ni les équipages ni le classement
en temps réel, et les Maïca (Kyrielle et
Saba) restèrent à distance raisonnable des
premiers, Khayyam franchissant la ligne vers 03
heures, sous les applaudissements et les projecteurs de la
télévision ! Profitant enfin du soleil, les
derniers courageux (Joshua, Sereine et Tête en
Bois) atteignaient les Minimes en milieu de
journée.
A larrivée, les organisateurs
constatèrent avec bonheur que
lintégralité de la flotte avait atteint
son but dans des temps record et en faisant preuve dun
sens marin dont nos anciens auraient été fiers
!
Comme en 2003, il fallut enfin faire appel aux
règles de la course à la voile pour
départager Kraken II et Sinbad pour la plus haute
marche du podium ; ce dernier emportant finalement cette
15ème édition au
bénéfice de la dernière et plus longue
manche remportée. Belle fin descapade en Ecosse
pour le plan Mylne !
Notez par ailleurs que la Coupe des Deux Phares sera
lannée prochaine organisée en
partenariat étroit avec les fêtes de Brest
2008
mais nous auront le temps de vous en reparler
!
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Remise de la Coupe des Deux Phares à
léquipage de Sinbad © Odile
Boyé-Carré
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COUPE BOUVET-LADUBAY DU PATRIMOINE MARITIME :
LE CASSE-TETES !
En fait, cest une sorte de gageure annuelle :
rassembler un jury de haut vol, composé
damoureux convaincus des yachts classiques, avec
chacun un goût bien tranché, et leur demander
de se
mettre daccord pour choisir le plus beau
bateau restauré ! Paule Sergent, venue
inaugurer lexposition consacrée à
Eloise, Fernand, François et les autres, au
Musée Maritime, Jakez Kéroas et Anne Burlat,
les créateurs des fêtes de Douarnenez, de Brest
et de la Semaine du Golfe, Yves Gaubert, journaliste eau
Marin et Philippe Barroux de Sud Ouest, Bruno Barbara,
ébéniste et charpentier naval et bien
sûr Patrick Schnepp, directeur du Musée
Maritime de la Rochelle
ne sont pas arrivés
à se mettre daccord, au terme de discussions
sans fin et dengueulades de haut vol qui firent
fuirent les mouettes venues se réfugier du mauvais
temps !
Car, pour leur compliquer la tâche, la flotte des Deux
Phares avait été rejointe cette année
par une belle flottille de plans Sergent, venue faire sa
fête à Eloise II, pour son
cinquantenaire.
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à gauche, Mowgli à quai lors
de la Coupe du Patrimoine © Claude
Palmer
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Dans de telles conditions, et après un somptueux
défilé des bateaux entre les Tours de La
Rochelle devant un public fourni
il a fallu se rendre
à lévidence, deux bateaux allaient,
cette année, se partager le rafraîchissoir en
étain tant convoité (certains lappellent
dailleurs « la coupe la plus chère du
yachting » puisque cest la seule qui coûte
une fortune et qui ne rapporte que bulles et fierté
!).
Deux yawls, Mowgli le plan Sergent et Pangur
Ban le Stephens, sont donc les lauréats de ce
grand cru 2007 de la Coupe Bouvet-Ladubay du Patrimoine
Maritime, et cest avec bonheur que leurs skippers
vinrent recevoir leur prix commun (avant de disposer
dune coupe chacun, qui leur sera remise à la
fin de la saison).
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Remise de la Coupe Bouvet-Ladubay du
Patrimoine Maritime aux skippers de Mowgli et de Pangur Ban
© Odile Boyé-Carré
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En labsence exceptionnelle du Défi du
Thon de lIle dYeu, annulé cette
année, noubliez pas de venir rejoindre la
flotte lors des prochains rendez-vous du CCA pour la fin de
saison :
La Classique du Grand Pavois
22 septembre
Le Trophée Philippe Harlé
23 septembre
La Charente Classique
13 octobre
Amitiés salées !
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VOILES
DE LEGENDE - La Baule - 2007
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SOUS LE CHARME DE LA
BAULE
En effet tous les
équipages reviennent enchantés de cette
classique à la BAULE .
Un accueil de Première classe et ma foi une superbe
baie ou pour une fois les triangles olympiques nous ont plu
grâce à l action de Michel BRIAND , un
président de comité de course très
attentionné à nos particularités, donc
le succès de la compétence.
Vendredi : Les derniers d entre nous sont
arrivés pour découvrir le POULIGUEN et ses
échouages Certains en ont profité pour
caréner ou bricoler leur ligne d arbre,
pendants que les autres prenaient contact avec le site et
son club nautique si sympathique
Samedi : Première régate l après
midi avec de la brise 15 à 20 nuds, une fois de
plus les grands se sont amusés ainsi que le plus
petit, ce magnifique sloop à corne de 1909 LADY TRIX
qui empoche la première manche avec à bord un
spécialiste de la baie « BRUNO PEYRON » et
déjà ORANA montre son nez
Dimanche : Les 15 à 20 nuds ont fait des petits
puisque une fois sortis du port à une heure
très matinale , 25 à 30 nuds avec des
rafales à 35 nous attendent . Le comité de
course une fois sur place prend la sage décision de
tout annuler. Après des bords de près
musclés nous rentrons tous au port afin de tout
mettre à sécher et préparer la paella
partie du soir qui fut un succès
Lundi : Ouff !! c est l été une
légère brise permet aux plus petits de revenir
dans la course et là KRAKEN peut enfin montrer tous
ses atouts en talonnant LADY TRIX , mais ORANA est
malgré tout à l affût. La
Première manche sest traduite par une ballade
de moutons de panurge puisque LADY TRIX se trompant de
bouée au vent emmène avec elle tout le
troupeau, ce qui amènera le comité à
annuler cette manche les deux suivante permettent à
la belle « LADY » de montrer sa suprématie
devant KRAKEN ORANA et VIOLA le classement
général dans l ordre étant
finalement LADY TRIX en tète suivie du redoutable
ORANA devant KRAKEN II Mardi la plupart des bateaux a pris
la route du nord afin de se rapprocher de la « Coupe
des deux Phares »
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La TRINITE
2007
LES PETITS NOUVEAUX SONT
À L HONNEUR
L'été n 'est
toujours pas de mode, en effet le temps est resté
partagé entre grisaille le matin et belles
éclaircies l'après midi
En tout cas pour une
première édition de la jauge classique
à la TRINITE le plateau est très bien
représenté
Tous les premiers du
chalenge en cours sont là, GRIFFON, JUSTE PURE,
ORANA et des anciens vainqueurs tels que ACTEIA et
KRAKEN II sans oublier des grands noms comme
PENDUICK, SKAL et FAIAOHAE
Le week-end est enfin sous
le signe de la pétole ce qui devrait faire plaisir
à certains qui ont galéré depuis ce
début de saison .
Donc vendredi
après-midi un départ est donné avec
mille misères et c 'est la qu'une chasse au
trésor est organisée, à la recherche d
' une bouée erratique et à ce petit jeu
KRAKEN et SABA s'avèrent être les plus
prompts puis qu ' ils finissent respectivement premiers et
deuxième de cette manche qui malheureusement pour eux
sera annulée et tant mieux pour l '
équité du classement
Samedi jour de relâche
pour le vent, les bateaux en attente devant la ligne
prennent un départ vers douze heures d ' une
régate qui sera annulée à mi-chemin
permettant aux bateaux de rentrer à l'heure pour un
repas des équipage de grande valeur gustative
agrémenté par les prises de vue des manches
déjà courues
Dimanche toujours pas de
vent sur le rond de départ. Enfin peu avant midi le
départ est donné, d'une régate qui
démarre dans les petits aires, six nuds, et
verra les bateaux de tète bénéficier
d'un vent qui ne cessera de monter sur l'avant de la course
jusqu'à vingt et un nuds à la fin, les
écarts ce sont donc creusés, séparant
la flotte en deux groupes ou figurent MARGUERITE
PANGURBAN AIBE TETE EN BOIS et d 'autres à
l'arrière et les futurs premiers de la manche
à l'avant , PETITE LANDE n ' ayant pas pris le
départ
Cela permettra à
ORANA, JUSTE PURE et ACTEIA de truster respectivement
les trois premières places de cette manche qui sera
finalement la seule retenue
Dimanche soir alors que les
grains sont de retour, à donc lieu la remise des prix
assez tardivement réclamations et protestations
obligent...
ORANA remporte donc de belle manière sa
deuxième victoire dans le challenge prouvant ses
capacités de course, alors que KRAKEN II
préserve sa Première place au classement
général
Maintenant nous verrons la
suite aux VOILES DE LEGENDE à LA BAULE
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samedi 30 juin
2007
Belle Plaisance à Bénodet
toujours
de lair !
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à bord de Skal, nouveau venu dans
le CCA © Nigel Pert
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Depuis le début de la saison, nous sommes sous le
signe du « BREIZH STORMING »
Première manche le vendredi 22, très
disputée avec des vents dOuest de 25 à
30 nuds ce qui évidemment avantagera les gros,
admiralers et consorts, ce qui mettra les petits dans le
rouge pour suivre ces grands escogriffes, à
lexception des quelques habitués de la «
chasse aux gros ».
Deuxième manche le samedi 23 au matin, un temps de
rêve en comparaison, seulement 15 à 20
nuds dOuest - Nord-Ouest et quelques bords de
portant : enfin les spis fleurissent, mais nous mangeons
notre pain blanc avant un pique-nique au mouillage dans
lEst de Penfret sous un soleil radieux.
La troisième manche se fera par un vent
dOuest soutenu entre 20/25 nuds, nous offrant un
départ au travers que SABA sadjuge de
manière magistrale.
Cette course, avec de la brise, du travers et du
près propulse les grands bateaux une fois de plus en
tête, laissant la meute des pauvres petits
à leur trousse.
Il ny aura pas de quatrième course, la
tempête de suroît nous en privant.
Remise des prix le dimanche matin, après
annulation de la dernière course.
ORANA soctroie donc la première
place, suivi de KHAYYAM le grand et à une
longueur, le chasseur de gros, KRAKEN II qui, du
coup, conforte un peu sa Première place au classement
du Challenge Classique Atlantique.
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Merry Dancer, toujours à
laise dans la brise © Nigel
Pert
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Sur la course pure et dure, tout est dit par notre
brillant Bertrand K
ou presque, car il y a, dans ce
type dépreuve, ce qui se passe en mer et ce qui
se passe à terre.
Après la course et traditionnellement le vendredi,
on ne manque jamais la remontée de lOdet
jusquaux odeurs de langoustines distribuées
généreusement par lorganisation et
arrosées de telle sorte quil est
préférable de redescendre la rivière
plutôt que de prendre la route
Mais, il faisait si mauvais, que les langoustines sont
venues jusquà Bénodet sans perdre de
leur saveur.
Samedi soir, épreuve de « godille »
chronométrée » Peu de candidats à
ce petit jeu de vrais marins, qui disparaît, mais les
meilleurs
et pour lequel jai pris un vrai
plaisir en pensant à mon apprentissage aux
Glénan
. Il y a si longtemps !!!!
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Pen Duick, dans son jardin
au grand
air ! © Nigel Pert
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Puis un buffet sans protocole, très convivial,
sous le tivoli installé le long du port et
lentrée de la rivière au soleil couchant
qui donne une luminosité exceptionnelle dans ce
paysage breton. Course de « Pop-Pop » et chants
marins jusque tard dans la nuit.
Merci aux organisateurs et aux participants, moins
nombreux que lan dernier dans la petite classe,
à cause du mauvais temps qui sévit depuis
quelques semaines. Ce mois de juin est vraiment pourri !
Et Merci à Nigel pour ses photos !
Claude Harlé
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Skal, poursuivi par Griffon © Nigel
Pert
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Juste une dernière chose : noubliez pas que
cette année, seuls les voiliers jaugés selon
la Jauge Classique 2007, première du nom, alors merci
aux retardataires de se plonger vraiment avec leur
décamètre au chevet de leur commode Louis XV
!
Allez voir sur le site web du Yacht Club Classique, ou
sur celui du RFBC : www.arfbc.org
Et noubliez pas de venir rejoindre la flotte lors
des prochains rendez-vous du CCA sauf bien sûr
si vous profitez du beau temps pour vous promener en Ecosse
:
Les Voiles Classiques 13 au 15 juillet La Trinité
SNT
Les Voiles de Légende 27 au 30 juillet Baie de La
Baule YCLB
Coupe des Deux phares 11 au 17 août Les Abers/ La
Rochelle YCA - YCC
dont : Coupe Bouvet-Ladubay 18 août Bassin des
Chalutiers Musée Maritime de La Rochelle
Hors CCA :
Régate du cinquantenaire dEloise II 19
août Pertuis charentais YCC
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Samedi 9 juin
2007
Lancement du Challenge Classique Atlantique 2007
dans le vent
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Pangur Ban, le dernier venu, sous le vent
de Christina II et Pen Duick II © Odile
Boyé-Carré
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Breizh Storming : nous aurions pourtant du nous
méfier !
La première manche du Challenge Classique
Atlantique 2007 était destinée à
chauffer en douceur les équipages et remettre les
bordés des coques dans le bon sens, avant que
d'entreprendre une Semaine du Golfe qui, par
expérience, est toujours délicatement
gérée, au moins dans ses premiers bords, par
une flotte compacte qui sort juste de lhiver... Sauf
que, en la baptisant d'un nom pareil, nous aurions dû
nous rendre compte que nous courrions le risque de
contrarier Eole et Neptune dun seul coup : et la
tempête en question nous a bien rattrapés !
Just Pure rejoignait en effet le port du Crouesty sans
tête de mât, Tête en Bois sans pataras, et
Sinbad avait certes amélioré son meilleurs
temps personnel de Port Joinville au Crouesty (à
peine 08h15) mais y était parvenu
délesté de la moitié de ses coulisseaux
de grand-voile
Encore un peu de vent, encore de la mer en Baie de Quiberon,
et nous nous résolûmes donc à profiter
de premières retrouvailles de l'année...
autour de la table dressée par nos amis du YCCA !
Dans ces conditions, il ne nous reste qu'une chose
à faire : trouver un autre nom de baptême
à cette régate, avant la prochaine
édition de 2009 !
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les belles brochettes
sous le pont,
devant le Bono © Odile
Boyé-Carré
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Semaine du Golfe : la magie toujours renouvelée
!
Et pourtant, les affaires n'avaient pas forcément
bien commencé : du vent (on l'a vu
) beaucoup de
vent, même, et du coup, nos amis les plus lointains,
britanniques et espagnols en particulier, n'avaient pas
été en mesure de rejoindre la flotte des
classiques, qui avait comme à chaque fois
décidé de profiter de ce somptueux
événement pour s'offrir de belles
journées de régates dans le golfe, et jusqu'au
sud de Méaban.
Malgré les mauvais tours
météorollogiques, ce sont bien une belle
quarantaine de classiques qui ont lancé à
cette occasion la nouvelle saison du CCA, et qui
étrennaient à cette occasion la Jauge
Classique, référentiel enfin unifié
pour les régates de classiques de la côte
atlantique.
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Sir Hocco, Christina II et Dem Deil
après le passage de la Jument, sapprêtant
à sortir du Golfe © Odile
Boyé-Carré
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Et vous savez combien les yachts classiques et leurs
équipages sont sensibles à cet
équilibre ténu entre les plaisirs sportifs,
plein de la belle discipline des règles de
régate, et la chaleureuse et fraternelle ambiance qui
prolonge celle-ci jusque tard dans la nuit ! C'est pourquoi
nous fûmes si heureux de souhaiter un beau centenaire
à Lady Maud, comme nous étions
également heureux de recevoir parmi la flotte des
nouveaux petits camarades de jeu : Pangur Ban, très
affûté dès sa première sortie,
Cygnet le si joli petit côtre aurique, Elfe, Thelma et
Hispania IV les métriques, mais aussi Sir Hocco le
Tümlare, qui sortait à cette occasion dune
patiente et respectueuse restauration, tout près de
son Léman dorigine.
Et les régates, me direz-vous ? Superbes
et
disputées, très disputées, même
si parfois linattention des équipages a
amené les plus pressés à oublier qui
une réduction de parcours, qui découter
les consignes du Comité de Course, qui de se
réveiller
Au petit jeu de la patience et de la
régularité, cest une fois de plus Kraken
II qui simpose, mais devant Orana, le 8 MCR sur plans
Mc Gruer sacré résultat pour une
première participation formelle au CCA ! et
Pangur Ban, le yawl Stephens déjà bien alerte
!
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Lady Maud, la centenaire dans le vent !
DR
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Lancement du Trophée Jean-Claude
Langlois
Toujours en mouvement, le Challenge Classique Atlantique
innove cette année encore, et lance le trophée
Jean-Claude Langlois, pour rendre un hommage très
concret et bénéfique pour tous à notre
ami grâce à qui nos régates ont pris il
y a 10 ans un virage résolu vers le strict respect
des règles de course. Pour le plus grand bonheur des
yachts classiques... et pour le plus grand bien de leurs
équipages, Jean-Claude a largement contribué
à nous guider vers une forme bien plus aboutie de ce
fabuleux jeu nautique qui a depuis cette époque
permis de rendre nos yachts à leur usage premier, et
par conséquent permis de construire de si belles
histoires à refaire et à défaire...
Jean-Claude Langlois était un profond amoureux de
cette phase si tactique et technique que constitue le
départ de la régate. Aussi, et afin de
continuer malgré son absence à faire
progresser le niveau de la flotte, nous avons cette
année décidé de créer un
trophée qui récompensera en son nom le bateau
le plus régulièrement bien placé au
passage de la ligne de départ. Ce classement,
distinct de celui du Challenge Classique Atlantique, permet
à chaque bateau, à chaque manche de chaque
course, de marquer de précieux points avant la
récompense finale, à la fin de
lannée !
C'est ainsi que les équipages ont semblé
encore un peu plus pressés d'entamer les
régates dès la Semaine du Golfe, au risque
parfois, comme Fiona qui a été la
première à devoir réparer, d'être
rappelé à l'ordre et de s'acquitter d'un tour
de bateau comité !
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Christina II devançant
Sinbad et Pangur Ban à LEchappée
Classique © YCQ
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Echappée Classique à Quiberon : du vent,
toujours du vent !
Les yachts classiques sont des stakhanovistes du
mouvement et des gloutons de milles, tout le monde le sait !
Et c'est bien pour cela que dès le week-end suivant
la Semaine du Golfe, ils étaient à nouveau
décidés à en découdre, toujours
en Baie de Quiberon mais de l'autre côté cette
fois, lors du rendez-vous de l'Echappée Classique,
lincontournable week-end de Pentecôte
concocté par le Yacht Club de Quiberon. Mais la
météo semblait quant à elle toujours
décidée à jouer les
trouble-fêtes.
Ce sont ainsi deux manches seulement que la quinzaine de
bateaux réunis ont pu courir le samedi dans une jolie
brise de 25 à 30 nuds, pour le plus grand
bonheur des admiralers, tout heureux de commencer enfin
à respirer correctement, alors que d'autres, plus
délicats ou moins costauds, n'ont parfois que
très moyennement apprécié cette
nouvelle blague du ciel.
Griffon l'emportait dans ces conditions musclées
devant Christina II et Pen Duick II, qui ne s'était
pas montré à pareille fête depuis sa
victoire à la Classique du Grand Pavois en 1999 !
Et la régate s'arrêtait dès le
premier soir de cette première journée, la
faute à un méchant coup de vent et à un
affreux BMS qui ruinèrent les derniers espoirs de la
meute des poursuivants de notre trio de tête.
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Dem Deil sous le vent de
Actéïa II et Pen Duick, lors de
LEchappée Classique ©
YCQ
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Cest ainsi quaujourdhui, Griffon et
Kraken II se partagent déjà la première
place du CCA une situation inédite
après deux régates suivis de
près par Pangur Ban et Christina II. Nul doute que
les prochaines étapes du circuit seront une fois de
plus animées, pour ne pas dire bouillantes, si
lon en juge par lardeur de ceux qui
nhésitent plus désormais à aller
chercher très loin les résultats,
jusquau bout du tapis vert sil le faut
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Noubliez pas de venir rejoindre la flotte lors des
prochains rendez-vous du CCA :
Belle Plaisance à Bénodet 22 au 24 juin
Anse de Bénodet Les Glénans YCO
Les Voiles Classiques 13 au 15 juillet La Trinité
SNT
Les Voiles de Légende 27 au 30 juillet Baie de La
Baule YCLB
Coupe des Deux phares 11 au 17 août Les Abers/ La
Rochelle YCA - YCC
dont : Coupe Bouvet-Ladubay 18 août Bassin des
Chalutiers Musée Maritime de La Rochelle
Hors CCA :Régate du cinquantenaire dEloise
II 19 août Pertuis charentais YCC
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Jeudi 14
décembre 2006
Remise des prix du Challenge Classique Atlantique
2006
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la demi-coque
dActeïa II au dixième, le splendide cadeau
du Musée Maritime de la Rochelle au vainqueur du CCA
!
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On vous avait prévenus, la fête à
Actéiä II, le Maïca vainqueur 2006 du
Challenge Classique Atlantique, a été superbe
! Nos amis du Yacht Club du Crouesty, qui accueillaient
cette année lassemblée des clubs du CCA,
mais aussi lassemblée Générale du
Yacht Club Classique ainsi que la remise des prix, avaient
préparé une somptueuse soirée de remise
des prix, fêtant également dans le
désordre : Marguerite et Tête en Bois pour leur
participation à la totalité des régates
2006, et Khayyam, pour la navigation la plus septentrionale
de lannée.
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la belle brochette des
représentants des clubs organisateurs des
épreuves du CCA !
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Car la journée a commencé avec la grosse
séance annuelle de travail des clubs organisateurs
des régates du CCA. Outre le Yacht Club Classique, ce
sont également le Yacht Club de Quiberon, le Yacht
Club du Crouesty-Arzon, le Yacht Club de lOdet,
lassociation de la Semaine du Golfe du Morbihan et le
Yacht Club de La Baule qui ont échangé leurs
expériences durant toute la matinée. A noter
également la participation du Yacht Club de France,
alors que la Société Nautique de la
Trinité, le Yacht Club des Abers et le Club des
Plaisanciers de lIle dYeu étaient
excusés. Au programme, la mise à jour des
préconisations en matière dorganisation
des régates de classiques, lévolution de
la jauge et lengagement dune jauge
unifiée pour toutes les épreuves du CCA
dès 2007, ainsi que la mise en route dune vraie
étude comparative avec le CIM et lIRC, pour
envisager une homogénéité à plus
grande échelle, pourquoi pas dès 2008 ! Mais
le morceau de bravoure consiste toujours en la mise au point
du calendrier de la saison
disponible dès
à présent sur le site Web du YCC !
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Patrick Schnepp,
François Frey et Laurent Bourgnon
sérieux trois secondes!
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La remise des prix fut menée cette année
avec la présence amicale de Laurent Bourgnon, venu en
voisin admirer ces fous navigants sur leurs commodes Louis
XV, tout en précisant quil nétait
pourtant pas encore tout à fait sensible à
léloge de la lenteur !
Rendez-vous a malgré tout été pris pour
des ballades en mer sur Dem Deil au printemps. Une fois de
plus, le travail de latelier des petits modèles
du Musée Maritime de La Rochelle fut remarquable, et
la demi-coque du Maïca plus vraie que nature,
réalisée avec lappui technique de
François Chevalier, qui a dressé les plans du
bateau daprès nature, en un temps record !
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Bob, Gérard et
Mimosa en pleine breizh jazz session
à moins
que ce ne soient Mimosa, Gérard et Bob, je ne sais
plus très bien, moi
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Quant à la fin de la soirée, même si
les souvenirs nen sont plus que de fort jolies bribes,
sachez quelle fut chaleureuse, très
chaleureuse, chantante et dansante : quand je pense que
jusque là je nimaginais pas quon puisse
samuser sur les danses traditionnelles bretonnes
bravo au duo de Bob et Mimosa, bravo aussi à toute la
troupe des équipages du Challenge Classique
Atlantique.
Remettez-vous bien, naviguez au chaud dans vos
canapés cet hiver, ou sortez attachés
et
ne cédez pas aux sirènes dOmar Khayyam
sil vous propose une ballade dans le nord !
A très bientôt de vous retrouver pour le
début de la saison 2007, de nouveau à
louvert de la Petite Mer !
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Samedi 28Octobre
2006
Challenge Classique Atlantique 2006 : dans
plaisance
il y a plaisir !
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Je vous avais prévenu : javais ma petite
idée, au sujet de la météo
.
Quand même, nous ne nous attendions pas à ce
gros orage dès la ligne de départ, vous savez,
le genre dorage qui vous rince les voiles et le canote
en fin de saison, juste pour que tout soit parfaitement
propre avant dhiverner les équipements de
régate qui ne serviront plus pendant les quelques
ballades hivernales
.
Du coup, nous sommes restés un long moment sans voix,
sur les bateaux de la flotte, à regarder les mats de
Joshua et de Tête en Bois taquiner le sommet des
vagues et à espérer être
épargnés de ce genre de mésaventure
!
Une demi heure après, tout allait déjà
mieux, puisque le vent retombait à 30 nuds
environ, sur une mer aplatie par la pluie tropicale (si si,
25° la dessous
.) bref, enfin du
bonheur
.
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La ligne de départ
détails © Tintin
reporter
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Du coup, les admiralers se montrèrent cette fois
encore plutôt à leur aise, dans une brise de
sud ouest somme toutes assez instable. Les yachts passaient
bien dans une mer croisée (courant contre courant
jusquà midi environ, comme la
découvert notre ami le navigateur pigiste de
Marguerite), et Sinbad, finalement plutôt à la
fête après un départ
réservé, Marguerite et Melissa nous
gratifièrent dun superbe virement groupé
de la Nord Longe, trop heureuse de voir tant de monde en une
pareille matinée !
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Lumières magiques et Carpe Diem © Odile
Boyé-Carré
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Bryell II et Christina II caracolèrent en
tête de bout en bout, et ces deux « jeunes »
ne laissèrent aucune chance à leurs
poursuivants, pourtant de plus en plus présents avec
le vent mollissant du début daprès midi.
Dans ces conditions, les plus petits bateaux ont
montré encore une fois beaucoup de courage et de
ténacité ; et si Tête en Bois ou Carpe
Diem ne terminent pas le parcours (vraiment pas facile dans
de telles conditions daller chercher la Nord Longe au
plus fort du contre-courant) ils rejoignirent vaillamment le
reste de la flotte rassemblée avant dembouquer
la Charente.
En fait, le seul réel incident regrettable est
labordage de Panurge et dun bateau
décole de croisière qui se trouvait
également sur le plan deau, mais aucun
blessé nest à déplorer.
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Marguerite, Joshua et Sinbad embouquent la Charente sous
lil bienveillant de bonnie Laas © Odile
Boyé-Carré
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Au final, Christina II remporte sa première
régate classique du CCA, et Claude Harlé a
remis à son radieux équipage le Trophée
Philippe Harlé à larrivée
à Rochefort sur Mer, où laccueil est
toujours aussi fantastique, de cette Classique de la
Charente.
La météo ? Elle est redevenue bien calme
depuis !
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Le retour, au petit matin © Odile
Boyé-Carré
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Ce dernier opus clôture de façon remarquable
une saison 2006 du Challenge Classique Atlantique pleine de
vie.
Rendez-vous désormais à la remise des prix,
organisée cette année dans les locaux
morbihannais de nos amis du Yacht Club du Crouesty Arzon
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Nous avons donc le plaisir de vous y convier le samedi 25
novembre prochain, à partir de 19h00, dîner
à suivre (merci de bien vouloir nous prévenir)
sous huitaine de votre participation à ce dîner
participation 25 euros).
Venez rejoindre les classiques, pour faire sa fête
à Actéia II !
Amitiés rincées,
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Samedi 23
septembre 2006
Challenge Classique Atlantique 2006 : des gros bien
présents !
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Alors quune douce pétole
darrière saison sévit encore en
Méditerranée, la brise est toujours
présente de ce côté-ci du monde, et les
dernières régates du Challenge Classique
Atlantique semblent devenir le terrain des joutes nautiques
récurrentes que se livrent, en avant de la flotte,
les grands bateaux. A ce jeu-là, cest
Khayyâm qui a encore une fois tiré son
épingle du jeu durant le week-end du Grand Pavois
à La Rochelle. Le départ donné au
portant dans près de 20 nuds de vent a tout de
suite vu les plus grandes unités prendre les devants
de la flotte. Seuls Viola et Sinbad, jouant les berniques,
se sont agrippés un long instant au plus grands,
avant de laisser Khayyâm, Petite Lande et Merry Dancer
senvoler vers le podium.
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Khayyâm sous spi dès la ligne de
départ
© Odile
Boyé-Carré
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Respirant également à leur aise dans cette
belle brise de suroît, Griffon et Christina II, les
anciens admiralers, ont profité des longs bords de
débridé pour dépasser les deux vieux
écossais et sintercaler derrière nos
trois navires amiraux, mais sans pour autant les
inquiéter vraiment
dailleurs, comment
auraient-ils pu rivaliser à ces allures avec ces
trois coureurs des 7 mers ?
Cest en tout cas ce qui se disait le samedi soir
autour des cocktails composés spécialement
pour les équipages, leurs amis et leurs
invités, par nos amis de Hennessy, venus en voisins
retrouver la flotte des classiques de lAtlantique.
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Petite Lande et Merry Dancer à la poursuite de
Khayyâm © Odile Boyé-Carré
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Pour des raisons de météo et
dencombrement du Port des Minimes pendant ces
journées météorologiquement
agitées (seule relâche possible des yachts en
cas de gros problèmes) de dimanche na pas pu
être le théâtre du Trophée
Philippe Harlé. La régate prévue
sest du coup transformée en grasse
matinée suivie dun brunch des équipages
accueillis au Musée Maritime de La Rochelle. Une
réussite de plus à mettre à
lactif de lexcellente ambiance du Yacht Club
Classique !
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au passage de la Mary Anne, Khayyâm loin devant Petite
Lande, Sinbad et Merry Dancer © Odile
Boyé-Carré
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Le Trophée Philippe Harlé est du coup
décalé à la Classique de la Charente,
le 21 octobre prochain.
Le plateau des participants à la dernière
manche du championnat devrait encore être très
relevé, si lon en juge par lencombrement
désormais constant du Bassin des Chalutiers.
La météo ? Jai déjà ma
petite idée là-dessus !
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Jeudi 31
août 2006
Challenge Classique Atlantique 2006 : pétole en
juin
brise en août !
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Il est bien connu des navigateurs qu'un mois d'août
entamé dans la brise
se termine aussi dans la
brise ! Autant dire que, par voie de conséquence,
tous les neurones se sont mis d'accord pour que tous les
yachts se lancent dans le tour de l'île de Groix en
partant plein ouest. Une première pour cette
régate, dont le principe même repose sur le
choix offert à chaque équipage de boucler le
tour de l'île dans un sens... ou dans l'autre.
À ce petit jeu, et profitant très largement de
la grande puissance du bateau, nos amis de Khayyam,
encore tout auréolés de leur grande
performance dans la course Paimpol Reykjavik -
Paimpol, ont réalisé la course parfaite, et
tiennent à l'arrivée Christabelle II
à 21 précieuses petites secondes
derrière eux (en temps compensé bien
sûr).
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Toute la puissance de Khayyam
de gauche à droite : Dem Deil, Acteïa II, et
Khayyam © Odile
Boyé-Carré
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Contrairement à l'impression de facilité
que pourraient donner nos routiers de l'Atlantique Nord, la
régate fut loin d'être de tout repos, en
témoignent l'explosion du spi de Christabelle
II, les ennuis de gréement à
répétition de Marguerite, la drisse de
spi de Sinbad, très attachée à
sa barre de flèche
ou encore l'abandon de
Sapho, avant même d'arriver à Pen
Men.
Comme toujours dans ces cas-là, si le bord de
portant, le long de la côte sud, a laissé aux
équipages le temps de savourer l'extraordinaire
paysage offert par Groix, il n'a pas apporté
grand-chose pour l'évolution du classement.
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Gandalf II dans létrave de
Marguerite © Odile
Boyé-Carré
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En tout cas, il est toujours un plaisir de retrouver dans
le petit port et autour de Groix des bateaux et des
équipages qui ont encore peu lhabitude de venir
se frotter aux autres classiques en dehors de leurs
eaux.
Christabelle II et Gandalf ont pu se rendre
compte que les jeux étaient ouverts, et quils
pouvaient largement mettre à profit leur connaissance
du plan deau pour se hisser parmi les
prétendants à la victoire.
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Acteia II et Sinbad croisant devant
Marguerite © Odile
Boyé-Carré
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Avant de rejoindre les eaux rochelaises et le sud pour la
fin du challenge, la situation en tête du classement
reste serrée, et plusieurs bateaux peuvent encore
prétendre à la demi-coque
le suspens est
donc ménagé jusquau week-end du Grand
Pavois, les 23 et 24 septembre, et peut-être
même jusquà la classique de la Charente,
le 21 octobre.
Nul doute que le plateau sera encore relevé il
lest déjà dailleurs, si lon
en juge par lencombrement des pontons du Musée
Maritime de La Rochelle ! et que la conquête
des derniers précieux points se fera dans la bonne
humeur, les chants de marins
et lengagement de
tous !
Merci Khayyam, et bravo pour ce retour de
pêche au Thon dOr
que
lîle dYeu se tienne prête pour
lédition 2007 : les neurones seront frais.
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Dimanche 18 juin 2006
Challenge Classique Atlantique 2006 :
Echappée Classique à Quiberon
Qui arrêtera ACTEIA ?
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Cest toujours pareil : nous étions sur la
ligne, au presque petit matin (vous avez remarqué
combien le lendemain du dîner des équipages,
cest encore le petit matin vers dix heures ?) et en
fait nous nous faisions la remarque que,
décidément, le printemps 2006 ne nous
réchauffait pas beaucoup, malgré des
séances de pétole un peu longuettes à
notre goût. Ce à quoi, sur le bateau
dà côté (forcément, pendant
les séances de pétole, le yacht discute avec
son voisin
) quelquun répondit que, «
fallait pas quand même se plaindre, il aurait aussi pu
pleuvoir ».
Et bien, croyez-le ou pas : il sest mis à
pleuvoir
heureusement, pas longtemps, quand même
!
Et forcément, nous fûmes bien heureux, deux
minutes plus tard, de rentrer dans la procédure de
départ, puisquil est bien connu
quà partir de cet instant, on oublie tout le
reste : le temps, la soirée de la veille, et que
cest bien une commode Louis XV que lon fait
régater
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Acteïa II et Pen Duick © Odile
Boyé-Carré
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Et comme commode Louis XV, Actéia II nest
pas tout à fait une arme conventionnelle : superbe
exemple de restauration dun Maïca à
voûte, construit à Cherbourg, ce bateau
réagit superbement dans les petits airs, sans
contestation possible du reste de la flotte, mis à
part Pen Duick ,qui sauva superbement son rating dans les
deux dernières manches mais dû renoncer au pied
du podium pour un départ plutôt retardé
dans la première... Kraken II a quant à lui
profité de son week-end pour se rappeler au bon
souvenir de la flotte, tandis que Marguerite continue sa
franche progression en temps réel, venant
sacrément titiller Actéia II sur la
dernière manche.
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départ dans la pétole, de gauche à
droite Griffon, Sinbad, Actéia II, Pen Duick et Sapho
© YCQ
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Les sublimes éclairages de la Baie de Quiberon
avaient bien été gentiment convoqués
pour le plaisir de tous par le YCQ, grand organisateur de
cette belle épreuve, bien ancrée au sein du
Challenge Classique Atlantique, mais Gipsy Moth III, Pen
Duick II, Petite Lande ou encore Sapho ont sacrément
manqué dair pendant deux jours
alors pour
quand le retour du thermique, et des longs bords de
près qui laccompagnent, dans la chaleur et la
plume ?
Au classement général en cours, ACTEIA II a
déjà une avance réelle sur un groupe de
poursuivants emmenés par Sinbad. Les régates
de la première partie de la saison ont
sacrément bien réussi au locataire de
lAven. Comment saura-t-il négocier le grand
virage, cette si particulière Coupe des Deux Phares,
prochaine étape du CCA, qui reliera au mois
daoût La Rochelle à Douarnenez ?
Des vieux habitués sont de retour, Esquirol II et
Zwerver en tête, alors quune nouvelle classe
pourrait bien faire son apparition pour des yachts
desprit classique
.
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Les classiques au Port Rhu en 2003, Sinbad et Kraken II,
Gipsy Moth III en manoeuvre. DR
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Lundi 29 mai 2006
Challenge Classique Atlantique 2006 : les premiers
bords !
Ouvrir de nouvelles voies
..
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Au risque parfois, de poireauter un quart dheure
sur une banche rocheuse (pardon, les crabes, on essaiera de
ne pas la refaire, celle-là
) avec des voisins
dinfortune ! mais ouvrir des voies résolues qui
entraînent les bateaux et leurs équipages dans
des épreuves toujours plus attractives et toujours
plus respectueuses de ces fabuleux héritages que sont
les yachts classiques.
Ce week-end prolongé était le lancement de
la saison 2006 du Challenge Classique Atlantique. Les
régates de la Semaine Classique de la Voile et du
Trophée François Sergent étaient
organisées par le Yacht Club Classique. Sur
leau, comme lors des escales, le programme fut aussi
riche que réussi et les bateaux et équipages
qui avaient pu passer entre les dépressions pour
rejoindre La Rochelle sont repartis épuisés
mais remplis dimages inoubliables.
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Bord à
bord
vraiment bord à bord !
de gauche à droite : Saba, Acteïa II, Griffon,
Sinbad et Marguerite
© Odile Boyé-Carré
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Ouvrir de nouvelles voies, cest par exemple
chercher un équilibre entre les retrouvailles des
escales dans les ports, comme à Boyardville et Ars en
Ré, et des régates patrimoniales toujours plus
disputées, dans la pétole, la brume ou la
brise. Aussi, les spectateurs, désormais nombreux,
ont largement pu flâner autour des bateaux, tandis que
les équipages rejouaient comme dhabitude chaque
manche, souvent perdues ou gagnées pour une
poignée de secondes.
Les batailles navales ont été aussi
cordiales que passionnées, et les bateaux qui
suivaient lépreuve ont pu admirer des mano a
mano de Griffon et Viola à lentrée du
fier dArs, de Marguerite et de Sinbad sous le pont de
lîle de Ré, mais aussi Joshua, vainqueur
cette fois encore du prix du « Bateau qui a
passé le plus de temps sur leau » !
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Pas étonnant que
parfois fument les écoutes
. Ici sur Viola, DR
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En tout cas, les bretons nauront pas fait le voyage
pour rien, puisque Acteia II et Saba, les deux Maïca,
signent un superbe doublé dans la SCV, devant une
Viola qui finit très fort la première
série de régates.
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Marguerite croisant
devant Fort Boyard, DR
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Le Trophée François Sergent revient quant
à lui à Tête en Bois, qui remporte
devant Sinbad sa première épreuve du CCA, au
terme dune régate tout à fait
passionnante, partie dans la brume et la pétole
dune fraîche matinée de
novembre
dans le pertuis breton, qui rencontra ensuite le printemps,
le soleil et la brise à lentrée du
pertuis dAntioche.
Une chose est sûre en tout cas : si le
règlement 2006 ne compte que les 5 meilleures
manches, il va falloir jouer très serré
dès lEchappée Classique à
Quiberon, les 10 et 11 juin prochains pour refaire son
retard sur les premiers, déjà bien
présents et affûtés
sans compter
ceux qui, comme Seagull, navaient pas pu descendre
pour cause de Golfe de Gascogne impraticable ou les autres,
comme Pen Duick, Pen Duick II et Pen Duick V, qui vont y
retrouver leurs petits camarades de jeu !
Et merci à vous de penser à nous envoyer
vos photos numériques, cest tellement plus
agréable de pouvoir en faire profiter tous les
équipages !
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dimanche 11 décembre
2005
Remise des prix du Challenge
Classique Atlantique 2005
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bon pied bon il,
trois générations de Kerrand à la barre
de Kraken II
© Pascal Couillaud, Sud Ouest
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Dès le début de la saison, nous les avions
sentis affûtés, malgré les
dernières nuits blanches passées à
restaurer - encore et toujours - leur Kraken II pour que le
yacht (prononcés yak, en français et en
breton) soit fin prêt pour la Semaine du Golfe 2005.
Ensuite, Papy Louis était allé se reposer,
laissant l'équipage de Bertrand reprendre la mer pour
un Challenge Classique Atlantique que finalement la famille
Kerrand a donc remporté une seconde fois, au nez et
à la barbe (tiens, je savais bien qu'on avait
oublié de caréner une dernière
fois
) de Sinbad, Viola, Griffon, Khayyam, Lorna,
Marguerite, Pen Duick, Tête en Bois, Eloise II mais
aussi des 59 autres ! alors le 19 novembre dernier, face aux
Tours de La Rochelle, les amis ont fait sa fête
à Kraken II et à son équipage, et
Christine Briand, la maîtresse de la
cérémonie, a largement pu faire partager
à tous son amour des classiques, finalement bien
complémentaire de ses autres passions de voile.
Comme quoi, même les jeunes
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Bertrand Kerrand portant
la demi coque de Kraken II, Christine Briand, Patrick
Schnepp, Claude Harlé et François Frey ©
Pascal Couillaud, Sud
Ouest
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Cette cérémonie, que les dirigeants du
Yacht Club Classique souhaitent désormais voir
naviguer chaque hiver de club en club - ceux qui organisent
les épreuves du CCA - fut également l'occasion
de faire un rapide bilan sur une saison riche en
événements, décidément joyeux
autant tristes.
Joyeux car le plateau fut splendide sur l'eau cette
année, avec le retour de quelques bateaux de jauge
métrique : le six mètres Mandragore vainqueur
de la Semaine du Golfe, le cinq mètres cinquante
Korrigan vainqueur de l'Echappée Classique à
Quiberon. Joyeux avec le retour au plus haut niveau d'un Pen
Duick étincelant à Bénodet, mais joyeux
également par avance, pour de très belles
promesses de retour et d'arrivées dont celles
d'anciens tels que Seagull, Rose Noire ou Mélusine,
un classe Q Herreschoff (son nom est encore gardé
secret, mais vous avez bien lu) et vraisemblablement deux
huit mètres : forcément, pour venir taquiner
le classe Q
comme d'habitude, nous vous
préparons des surprises, dès la Semaine
Classique de la Voile, à La Rochelle, qui sera
organisée autour d'escales pour les soirées
dans les ports des Pertuis
mais nous vous en
reparlerons très bientôt.
A ce propos, c'est avec un bonheur chaque année
renouvelé que nous vous dévoilons dès
à présent le Programme 2006 du Challenge
Classique Atlantique
...Cliquez
ICI.
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Raymond Labbé et
John H Illingworth, un verre à la main !
au chantier Labbé dans les années soixante, in
" The Malham story ",
Captain J.H Illingworth 1972
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Triste aussi toutefois est cette saison paradoxale,
puisque la flotte des classiques a également perdu
des amis très proches : Jean-Claude Langlois, le
Comité de Course " historique " du CCA, et
infatigable bâtisseur de professionnalisme. Sans lui,
ni le Yacht Club Classique, ni le Challenge Classique
Atlantique n'auraient pu exister un jour. Un peu plus tard,
l'été dernier, Julien Lembo, à peine
âgé de trente ans, fut arraché à
sa famille, à ses amis et à cet Oiseau de Feu
dont il partageait aussi la vie. Enfin, c'est notre ami
Raymond Labbé qui vient de nous quitter, et avec lui
l'une des dernières légendes d'un
véritable Age d'Or du yachting franco-britannique. Si
sa seconde partie de carrière fut surtout
marquée par la restauration d'unité
exceptionnelles, c'est d'abord dans les années
soixante comme constructeur pour Cornu, Illingworth et bien
d'autres que Raymond avait entamé une carrière
qu'il n'a jamais vraiment quittée : jusqu'au bout
expert auprès du Ministère de la Culture et
membre du Conseil Scientifique du Musée Maritime de
La Rochelle.
Que d'amour et de passion autour de ces bateaux ! Que
d'énergie déployée pour rêver,
construire et conserver ! Que de déraison et de
communion pour transmettre aux jeunes
générations ces objets du plaisir des hommes
et les survivances des savoir-faire qu'ils exigent de nous
Carpe Diem !
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tiens, justement : Carpe
Diem à la Classique du Pavois 2005 ©
Agnès Naveaux
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Ne prenez pas froid en mer, mais
préférez plutôt les vernis, dans l'abri
feutré de vos hangars
et à très
bientôt de vous retrouver !
Amitiés Salées
François Frey
Contact Yacht Club Classique
bernard.ballanger2@wanadoo.fr
06 80 75 49 19
Contact presse Musée Maritime La Rochelle
annie.massias@museemaritimelarochelle.fr
05 46 28 03 09/06 72 00 78 98
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Mercredi 2
novembre 2005
Remise des prix du Challenge
Classique Atlantique 2005
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Comme nous vous lavons déjà
annoncé, nous avons le plaisir de vous inviter
à la clôture de la saison 2005 du Challenge
Classique Atlantique, en fanfare et toujours autour du
Bouvet-Ladubay le :
samedi 19 novembre,
à partir de 19
heures
au Bar André à La
Rochelle,
salle du
passavant.
La fête de Kraken II, grand vainqueur du CCA, et de
Lorna, vainqueur de la Coupe du Patrimoine, sera suivie
dun dîner, toujours au Bar André
(prévoir 30€ par personne).
Merci denvoyer un email à Bernard Ballanger
(adresse plus bas) pour prévenir de votre venue et du
nombre de participants.
Merci aussi à ceux qui viennent de loin de se
faire connaître pour essayer de trouver place pour
loger tout le monde chez les locaux de
létape.
Merci enfin à ceux qui habitent tout près
de prévenir Bernard du nombre de personnes
quils peuvent héberger ce soir-là.
A très bientôt de vous retrouver !
Contact Yacht Club Classique bernard.ballanger2@wanadoo.fr
tel: 06 80 75 49 19
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Lundi 17
octobre 2005
Pas de douche ! rien que du soleil et de la
pétole, pour la dernière manche du Challenge
Classique Atlantique 2005.
Cest dans de tous petits airs que la régate a
été lancée devant La Rochelle, en fin
de matinée du 8 octobre
puis le vent ne cessa
de baisser jusquà contraindre le comité
de course à réduire le parcours devant
lîle dAix. Malgré cela, 6 bateaux
ne purent finir dans le temps imparti, la ligne ayant
dû être fermée pour permettre à
tous les classiques de remonter la Charente jusquau
chantier de lHermione, à Rochefort.
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Khayyam au vent de lIle
dAix© Agnès Naveaux
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Le départ laissa filer Viola, que la flotte ne
rejoindra jamais plus, dans les petits airs de ce
début dautomne. Déjà à
Nord Longe, la vieille demoiselle écossaise disposait
dune confortable avance, profitant avec finesse de
toute sa toile . Melissa, Khayyam et Sinbad la suivaient
à distance, mais déjà le reste de la
flotte, moins à laise dans des airs toujours
inférieurs à cinq nuds, faisait son
possible pour ne pas trop se faire distancer.
La fin du jusant sortant de la Charente finit de
départager les classiques, et seul Sinbad pu
finalement rester à distance raisonnable de Viola, le
reste de la flotte arrivant très loin, par groupes
successifs : Melissa lofant Khayyam sur la ligne, puis
Griffon lofant à son tour Christina II.
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Kraken II et Griffon © Odile
Boyé-Carré
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Marguerite et Kraken suivaient ensuite sur la ligne,
précédant enfin Lorna, dernier classé
avant la fermeture anticipée de la ligne
.
La flotte se lança ensuite dans la remontée
de la Charente, le plus souvent sous spi, comme le montrent
les superbes photos dOdile Boyé-Carré et
Agnès Naveaux, pour le plus grand bonheur des
promeneurs, des hérons et des vaches !
Le commentaire à larrivée
était unanime : rien nest comparable à
limpression de douceur de cette longue remontée
du fleuve, dans les derniers rayons de soleil de
lautomne charentais.
Un peu de douceur, donc, pour clôturer la saison
2005 du Challenge Classique Atlantique
La régate est donc finalement écossaise,
Sinbad précédant de peu Viola pour la victoire
en temps compensé ; et les deux bateaux de Glasgow
laissant Kraken, toujours là, à plus dun
quart dheure.
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à bord de Sinbad ©
Agnès Naveaux
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Car le classement final est établi, et vous
pouvez désormais abandonner vos bouliers
Fin du suspense, pourtant renforcé par la nouvelle
formule de classement, qui voit Sinbad venir mourir à
deux petits points derrière Kraken, vous savez :
celui qui fête là son second titre du CCA !
La dernière régate a de plus permis
à Viola de venir coiffer Griffon pour la
troisième place.
Soixante neuf bateaux sont classés en 2005, qui se
sont croisé sur les plans deau du Golfe du
Morbihan, de la Baie de Quiberon, de Bénodet, des
Abers, de lIle dYeu ou des Pertuis charentais en
passant par le Four et le Raz de Sein.
Une belle édition du CCA cette année
encore, qui nous a permis de rencontrer 21 nouveaux yachts
classiques et de compter à ce jour la bagatelle de
173 unités jaugées.
Encore bravo à vous tous qui vernissez, poncez et
peignez vos bateaux
quand ceux-ci ne réclament
pas plus de vous !
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Viola © Odile
Boyé-Carré
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La saison se fêtera en fanfare et toujours
autour du Bouvet-Ladubay le :
samedi 19 novembre,
à partir de 19 heures
au Bar André à La Rochelle, salle du
passavant.
La remise des prix du Challenge Classique Atlantique 2005
sera suivie dun dîner, toujours au Bar
André (prévoir 30€ par personne).
Merci denvoyer un email à Bernard Ballanger
(adresse plus bas) pour prévenir de votre venue et du
nombre de participants.
Merci aussi à ceux qui viennent de loin de se
faire connaître pour essayer de trouver place pour
loger tout le monde chez les locaux de
létape.
Merci enfin à ceux qui habitent tout près
de prévenir Bernard du nombre de personnes
quils peuvent héberger ce soir-là.
A très bientôt de vous retrouver !
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